Je contourne le portail de fer forgé, et escalade le mur. Arrivé en haut, je me retrouve nez à nez avec des fils barbelés. J'ai prévu le coup. Je sors la pince coupante. J'ai vite fait de la ranger. J'atterris de l'autre côté.

Pour l'instant, aucun garde en vue. Espérons que ça dure. Je trouve un escabeau pourri, mais qui fera l'affaire. Je le place en-dessous d'un balcon et grimpe. J'ai pas encore grimpé trois marches qu'il y en a une qui cède. Je me reprends et termine mon ascension sans autre encombre.

Sur le balcon, je me trouve en face d'un des gardes du corps de Mancini. Je lui balance mon poing dans la gueule, et lui explose le pif contre un mûr. Il est inconscient, et je l'achève avec mon flingue équipé du silencieux. La porte coulissante est ouverte. Je me glisse à l'intérieur. Je suis dans la chambre de Fredo. Je fouille dans ses tiroirs et je finis par trouver la « facture » du type qui a fait péter ma baraque. C'en est trop. Il est pas dans sa piaule, alors je vais aller le chercher. Je descends les escaliers. Au passage je bute quatre gars. Puis je me retrouve en face d'un gars qui a l'air plus coriace. Je l'ai déjà vu quelque part... J'y suis ! C'est le deuxième fils de Mancini. Merde ! Je l'avais oublié. Il me tire une balle dans le bras, je lui en envoie une dans le bide. Il lève le bras pour riposter. Je lui troue le crâne avant qu'il ne le puisse. Je trouve un porte fermée. Je l'ouvre et Mancini est là. Il n'a pas l'air surpris. Alarmé non plus, d'ailleurs.

Il commence à me parler. À m'expliquer pourquoi il me voulait comme avocat, que c'était son fils qui avait commandité l'explosion de ma maison et qu'il m'en voulait pas du tout de m'être vengé. Cet enfoiré s'est même pas aperçu qu'il parlait dans le vent. Il m'a parlé pendant dix minutes. Dix minutes où je me suis repassé les deux derniers mois. Quand j'entends « La maison est cernée, vous n'avez aucune chance ». Je regarde Fredo et il me dit : « On ne gagne pas toujours ». Je commence à lever mon bras valide et il sort « Es-tu sûr de vouloir faire ça ? » Je finis mon geste et lui vide mon chargeur sur la gueule en disant simplement « Complètement sûr, connard ». Cet enfoiré n'a plus de tête après ça.

Je sors du bureau et au premier tournant, des mecs du S.W.A.T. me défoncent la gueule avec leurs flingues.