Je change tout mon programme. Priorité absolue, liquider Mancini. Je sais que ça va être dur. Sa résidence est toujours entourée par une cinquantaine de mecs armés jusqu'au dents. Va falloir que je planifie ça et vite. Il faut surtout pas que cette crevure vive trop longtemps. Merde, j'entends les sirènes. Vaut mieux que je me tire d'ici. J'ai pas envie d'être interrogé sur la raison pour laquelle je porte un flingue. J'ai pas le permis de port d'arme. Je retourne en courant à ma bagnole, et je me tire en faisant bien gaffe de pas être suivi. Arrivé chez moi, je téléphone à un pote. Il est pilote de petits avions de tourisme. Je sais qu'il me posera pas de questions.

Le lendemain même, je suis dans les airs avec Stan. On ne parle presque pas. Ma femme était aussi sa meilleure amie. Mais je sais cependant qu'il ne l'aurait pas touchée. Je lui demande de survoler la grande baraque des Mancini et je prends quelques photos. On effectue un deuxième survol, mais dans le sens inverse pour voir si je n'ai rien raté d'important. Stan me demande si je désire un autre survol, mais ça serait faire dans l'indiscrétion cette fois. On rentre. Je le remercie, puis pendant que je retourne à ma bagnole, il me crie « Tu as changé, Leroy. On dirait que tu te prépares à mourir ». Je lui balance « alors si c'est le cas j'espère que je me trompe ».

De retour a mon appartement, j'observe les photos que j'ai prises, et j'établis un plan de la résidence d'un futur macchabée. Je passe plusieurs heures à repasser tout mon plan au peigne fin, puis me décide à l'appliquer. Il est alors 19h.

Je pars à pieds à la résidence des Mancinis et m'arrête devant le portail. Il est 23h

Demain, l'aube sera rouge...