Je me réveille brusquement en attrapant le Beretta posé à côté de mon lit. Ce n'est que le clocher de l'église qui sonne les sept heures. On peut déjà apercevoir le soleil qui se lève. Je ne peux m'empêcher de penser « Belle journée pour mourir ».

Je ferai rien aujourd'hui. Presque rien. J'ai juste prévu d'aller sur la tombe de ma femme. Arrivé au cimetière, je vois un bulldozer qui s'acharne à l'endroit où elle est enterrée. Je cours jusqu'au monstre de métal, et gueule au conducteur pour lui demander ce qu'il fout. Il me répond qu'il a reçu l'ordre de creuser un nouveau trou pour son mari. Alors il sort un flingue et essaye de me canarder. Il me touche à l'épaule droite. Putain que j'ai mal ! Dans ma rage je sors mon flingue et lui en fout plein la gueule. Ma première balle lui touche le bide, la deuxième lui arrache l'oreille tandis que la troisième va lui arracher la mâchoire. Ce connard est encore vivant et me balance une pleine volée de balles dans le bras jusqu'à la jambe. Je l'achève de mon bras valide en lui tirant une dernière balle dans le crâne. Je m'approche de lui et remarque qu'il lui manque l'arrière de la boîte crânienne ainsi qu'une bonne partie du cerveau. Comment ils ont pu savoir que c'est moi qui bute les leurs ? A force de me triturer la crâne, je comprends que quand on disparaît de la circulation comme je l'ai fait, les personnes qui veulent me chercher ont pas besoin d'aller bien loin pour remarquer que j'ai disparu. Les salauds.